Feux à Shippagan

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À matin je savais rien de tout ça. On est allé faire du bicycle à pédales moi pis Francis tout le tour du Goulet sans rien savoir de ce qui se préparait. En arrivant de notre drive de bicycle, on arrête chez Denis car il vient tout juste d’avoir sa Mustang Mach1 2003, il jase comme un bon avec moi. Je lui dit une phrase et il se lance pour 5 minutes. Le son du char, ça a pas de maudit bon sens! Il a dit qu’il viendrait me donner une drive cet été!

Arrivé dans l’après-midi, j’ai été chez mes grands-parents Hébert pis c’est là que ma tante Liette à commencé à parler de tout ça. Comme son mari Bernard est pêcheur (mais de homard), on a tout sû les potins dans l’après-midi. C’est seulement à partir d’environ 3h30 qu’on a commencé à appercevoir la boucane. Pépère était tourmenté à aller voir ce qui se passait alors on a été moi pis lui avec la van à Liette voir ce qui se passait. On avait sû des rumeurs de ce qui se passait, mais on est allé confirmer tout cela. Il y avait 3 bateaux que les blancs avaient chavirés et puis ils y avaient mis le feu, dans des trappes pis dans des tanks de fuel pis dans 2 bateaux. Boucane couleur noire charbon. Le traffic commence à être pas mal dense. Les pompiers n’ont pas l’air à avoir accès, alors ils sont obligés de passer par le chemin pour aller éteindre les feux, au lieu d’aller directement derrière les clôtures.

Vers l’heure du souper la senteur commence à pogner en ville. Le traffic devient encore plus dense. On apprend par Liette qu’il y a des rumeurs qu’ils veulent mettre l’usine Gully Fish and Food en feu cette nuit. C’est pas plaisant à entendre, mais j’me sens pas encore affecté. Après souper, on s’en va en ville avec la gang du bord à Rémi McGraw. À mesure que la soirée avance, le traffic devient INCROYABLE. J’ai jamais vu ça de toute ma vie à Shippagan!!! Il y a du traffic bumper-à-bumper à partir des Entreprises jusqu’à chez mes grands-parents Hébert. Rémi parle avec sa famille sur le cellulaire à partir du centre d’achats pis on vient à catcher que le pont est fermé à la circulation. Son frère est pris pour coucher à Lamèque. On voit les hélicoptères arriver et éclairer un peu partout avec un gros spot. Le monde commence vraiment à virer fou. C’est yinc un show de boucane dans le centre d’achats pis en ville. Pis les ptits jeunes sur leur bicycles à gaz s’énervent. Ça se voit que tout le monde est primé.

Plus tard vers 11h, les ambulanciers viennent au centre d’achats avertir tout le monde qu’il faut évacuer au p.c. parce qu’il y a des tanks d’amoniac et de co2 qui risquent d’exploser à tout moment. C’est à ce moment que le badtrip s’installe. En dedans de 2 secondes, tout le monde réalise la gravité de la situation et on décrisse au plus vite. Tout le monde appellent chez eux pour dire ça à leurs parents et les avertir. Moi, Alain Mallet, Rodrigue et Michel Goupil, on est avec le char à Michel et on planifie de quitter la ville pour aller à Tracadie, mais en arrivant à Petit-Pokemouche on constate que les policiers ont barrés le chemin pour entrer dans la ville, alors on ne peut pas rentrer de nouveau si on sort, donc on décide de virer de bord. On est « prisonniers » de Shippagan, ça fait weird!

On traffique un peu aux alentours mais sans jamais s’approcher des usines parce qu’on est conscient du danger, pis tout le monde est sur le badtrip. On passe devant le poste de polices, pis l’escouade tactique est en train de s’habiller, les chiens sont sortis et prêts à la job. Finalement on va au Petro-Canada et on réalise que le danger n’est plus vraiment important. Jacques Haché est là pour remplir le truck de pompier et il est vraiment exhausted – il nous dit que c’est seulement du nitrogène et que ce n’est pas inflammable et puis ça va s’évaporer presqu’immédiatement. Il n’a pas l’air à paniquer avec ça, donc ça nous calme. Il nous dit aussi que l’usine Gully est « scrap ». Finalement, on se ramasse chez Michel Goupil. On entend les hélicoptères se promener et on se doute que ce n’est pas fini. On entend dire que la troupe a bougé vers le ministères des pêches et océans, en face du Dooly’s, mais cela s’avère seulement comme étant une fausse rumeur. On va rapporter Alain pis Rodrigue et en passant par en ville à 1h40 du matin, il y a encore un bateau en feu et puis l’usine aussi, mais ils ont l’air tous les deux sous contrôle.

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